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Patrimoine monumental privé
Il est constitué de châteaux, de fermes d’abbayes, ou de grosses fermes en quadrilatère.
Il s’agit d’un patrimoine moins lié aux caractéristiques régionales que l’habitat traditionnel (style et matériaux).  Il est composé d’édifices dont la taille ou l’âge sont hors du commun.   Il se rattache à des courants architecturaux historiques.
Quelques exemples : ferme du Géron à Flobecq, de Cambronchaux à Wodecq, du Grand Saint Martin à Frasnes, d’Anaise à Wodecq, du château d’Anvaing, du château de Moustier…
Le Château d'Anvaing
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Construit sur pilotis, le château est entouré d’eau. Il se compose d’une partie centrale en briques et pierres calcaires.  Cette partie centrale fut fortement remaniée au 18ème siècle avec l’adjonction d’un deuxième étage.
La ferme d'Anaise de Wodecq


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Il s’agit d’une grosse ferme en forme de quadrilatère datant du milieu du XVIIIè siècle et bien représentative du style tournaisien.  Les bâtiments, d’une importance rare dans le Pays des Collines se regroupent autour d’une cour pavée à fumière centrale.
Le corps de logis sans étage (1763) est surmonté d’un clocheton qui rythmait encore au début du siècle les travaux des champs.  La ferme possède une grange dotée d’une très belle charpente.  Disposée en long, elle est percée à ses deux extrémités d’une porte charretière.  L’évolution de l’agriculture et l’inadaptation des bâtiments anciens ont amené les exploitants à construire une nouvelle grange parallèle à l’ancienne.
Ferme Patrick Jouret, Place de Forest


pnpc_patrimoine5Ferme en quadrilatère sans doute du tournant des 18ème et 19ème siècles, aux bâtiments en briques sous toits en bâtières limités par des pignons à épis dont certains débordants.  Au fond de la cour pavée, un logis bas sous bâtière de tuiles noires et surmonté d’un clocheton.  Une porte et huit fenêtres en arc ponctuent la façade de briques et de pierres alternées. Reliant les deux bâtiments, une grange desservie par un double passage charretier.



Détail de la façade arrière de la ferme de Tordoir

Cette ferme en quadrilatère doit son nom au moulin à eau dont on peut apercevoir la roue à auges à l’arrière des bâtiments.  Le bâtiment du moulin est de 1791, date de la reconstruction de la plupart des bâtiments actuels.
Patrimoine monumental public
Il est constitué des églises, des anciens hôtels de ville.
Comme le patrimoine monumental privé, il ne correspond pas nécessairement au style local mais il constitue un symbole auquel la population s’identifie.
Quelques exemples : église Saint Luc de Flobecq, église Saint Antoine de Buissenal, l’église Saint Georges de Cordes, l’hôtel de ville de Frasnes.
L'Eglise de Cordes

Dédiée à St Georges, l’église actuelle de Cordes, ancienne chapelle castrale du XIIè s., est l’un des principaux témoins de l’art roman dans le tournaisis.  Quelques modifications par addition, lui ont été apportées au XVIIIè s., notamment un porche en saillie et un autel.  
Par ailleurs, une restauration complète et méticuleuse du vieil édifice est intervenue en 1930.





L'Hôtel de ville de Frasnes

Bâtiment de style classique construit en 1880 suivant les plans de l’Architecte Hoton d’Ath.
Bâtisse en briques à deux niveaux sur un haut soubassement en pierres appareillées.
La façade principale comprend deux travées de baies doubles, à linteau droit et pied droit central mouluré.
La toiture est constituée d’une double bâtière d’ardoises entre pignons à gradins et corniche sur corbeaux de bois sculpté.
Patrimoine administratif non monumental
Il est constitué des écoles, des maisons communales, des gares, des cures…
Le style de ces bâtiments varie très peu, il est très caractéristique de l’époque de leur construction.
Ces édifices sont généralement aujourd’hui réaffectés à des fonctions d’habitations par des privés.
Quelques exemples : la maison communale de Buissenal, le presbytère de Buissenal, la gare de Frasnes, le presbytère d’Oeudeghien, l’école de Mainvault, l’école du Bois Hellin,…
Le Presbytère de Buissenal

Ce bâtiment est une importante gentilhommière du 18ème siècle de style tournaisien à deux niveaux.  Sa façade aligne sept travées ou ouvertures à appuis reliés en chaîne.  A gauche de celle-ci, on retrouve l’entrée de cave à linteau échancré et montants en calcaire.  Le pignon droit à épis est ouvert par une petite fenêtre de type tournaisien simplifié.
L'Ecole du Bois Hellin de Mainvault

Petit patrimoine
Il s’agit d’un patrimoine collectif constitué de petits éléments symboliques pour les autochtones.  S’ils ne constituent plus comme auparavant des lieux importants d’animation pour la vie du village, ils demeurent encore aujourd’hui des références.  L’attachement des villageois à ce patrimoine est à l’origine de nombreuses actions de restaurations. (Chapelles, calvaires, croix, fontaines, monuments aux morts, clochetons, ….)
Quelques exemples : la chapelle Saint Pierre à Ellezelles, la chapelle Saint Christophe à Flobecq, la chapelle du Géron à Flobecq, le calvaire de Mainvault, le calvaire du Dieu des Monts à Frasnes, le monument aux morts d’Ellezelles,



Le Monument aux morts d'Ellezelles

La chapelle du Géron à Flobecq

Cette chapelle en style tournaisien en briques blanchies, date du 19ème siècle.  Elle s’ouvre d’une porte en arc surbaissé aux montants en briques et pierres. Bâtière de tuiles entre pignons débordants.  Elle fait partie de l’ensemble que constitue la ferme du Géron, qui est en fait une ancienne dépendance de l’Abbaye de Saint Sauveur à Eename.
Chapelle Saint Pierre à Ellezelles

Daté de 1701 au linteau de la porte, petit édifice à chevet à trois pans sous bâtière d’éternit.  Soubassement saillant cimenté et parement couvert d’un crépi épargnant les encadrements en grès de la façade, celui de la porte trapue et rectangulaire, et ceux de deux oculi percés de part et d’autre d’une petite niche plein cintre.
L'habitat rural traditionnel
Il fait partie du patrimoine en tant que reflet des modes de vie des générations précédentes.
De dimensions plus modestes que le patrimoine monumental, il est constitué de petits ensembles agricoles (logement et dépendances).  Patrimoine en péril car il ne correspond plus aux pratiques agricoles actuelles, il est souvent réaffecté.
La typologie générale de l’habitat rural de la région des collines peut être divisée en 3 groupes :
•    Au bas de l’échelon social, on trouve les maisons « minimales », comportant seulement une pièce surmontée par un grenier.  Il s’agissait de l’habitat type des ouvriers agricoles, des travailleurs saisonniers ou des petits artisans.  Ces maisons étaient le plus souvent construites sur une assise en moellons de pierre locale avec une charpente légère en bois de moindre qualité sur laquelle reposait une couverture en chaume, remplacée progressivement au 20è siècle par des tuiles.
•    A l’échelon suivant, il y a les fermes tricellulaires.  Elles constituent le début de l’exploitation propre.  Il s’agit le plus souvent de l’habitation de petits agriculteurs travaillant peu de terres et élevant un modeste cheptel. En terme de typologie, on retrouve la séquence habitat, étable et grange qui s’enchaînent sous un même toit mais, la ferme tricellulaire peut également se présenter en deux ailes parallèles ou perpendiculaires, ce qui semble plus fréquent au 19è siècle.
•    Le dernier niveau est représenté  par les fermes en U ou en quadrilatère, et regroupe les moyennes et grandes exploitations.  Les fermes moyennes, souvent en quadrilatère, ont une inscription au sol généralement modeste, de 400 à 600m² au maximum, encerclant ainsi le corps de logis, la grange, les étables, les dépendances et la cour.  A ce stade, soulignons que les petites et moyennes exploitations sont dominantes dans la région.  On n’y trouve en effet que quelques grosses fermes dont l’importance s’explique généralement par des origines abbatiales et seigneuriales.  Enfin, l’industrialisation, aussi modeste fut-elle, est à l’origine d’un habitat villageois non agricole prenant la forme de petites maisons à un ou deux étages.  (M. Laurent et P. Vandewattyne dans Itinéraire du Pays des Collines, 1986)
Les villages sont structurés autour du réseau routier, d’une place et d’une église, parfois de manière extrêmement simple comme Lahamaide et Cordes (village-rue), parfois d’une manière plus complexe tels que Flobecq, Frasnes les Buissenal et Anvaing.
Aux villages s’ajoutent de nombreux hameaux pouvant atteindre une vingtaine d’habitations.  Dans les espaces qui les séparent sont dispersées les exploitations agricoles.  Certains petits hameaux sont à proximité de grosses exploitations qui nécessitent une abondante main d’œuvre extérieure.  Les maisons à étage – artisans spécialisés et notables ruraux – ne se rencontrent que dans les villages, surtout dans les centres de bourgs.
Comment préserver cet habitat rural traditionnel ?
Une brochure éditée par le service d’Assistance Architecturale et Urbanistique de la Fondation Rurale de Wallonie, intitulée « L’Habitat traditionnel du Pays des Collines : conseils à la restauration et à la réaffectation » guidera et aidera le candidat à la rénovation à tirer le meilleur parti du bâtiment dont il dispose.
Cette brochure est disponible aux adresses suivantes :
Parc naturel du Pays des Collines
Ruelle des Ecoles, 1
7890        Ellezelles
Tel : 068/54 46 03

Fax : 068/54 46 05
Email : s.bredart@pnpc.be
Fondation Rurale de Wallonie,
Equipe régionale du Hainaut Occidental
Ruelle des Ecoles, 1
Ellezelles
Tel 068/64 66 29
Fax 068/64 66 31
Email : hainaut.occ@frw.be
Assistance Architecturale et Urbanistique de la Fondation Rurale de Wallonie
Rue des Potiers, 304
6717 Attert
Tél. : 063/23 04 94
Fax : 063/23 04 99
Mail : aau@frw.be
Spécificités locales
Le tabac au Pays des Collines
Le tabac, déjà cultivé pour leur consommation personnelle par les habitants des Collines avant 1875, est devenu une culture industrielle vers 1880.  C’est au début du siècle que sa culture est la plus prospère.  En 1910, 77ha sont cultivés à Wodecq, 50 à Flobecq, 34 à Oeudeghien et 29 à La Hamaide, soit un total de 190ha pour ces 4 villages (un ha représente 28.000 plants de tabac).  Son développement a permis à de nombreuses familles de disposer d’un complément de revenus appréciable.  Mais cette culture nécessite des travaux constants et une main d’œuvre importante depuis mars à septembre, époque de la récolte.  La main d’œuvre, recrutée principalement dans la famille (femmes, enfants, vieux) est estimée à 3.000 heures par ha et par an.
C’est après la seconde guerre mondiale que le tabac décline dans des conditions similaires à celles des plantes médicinales.  Les principaux facteurs en sont la concurrence étrangère (renforcée par la diminution des droits d’entrée en Belgique), la diminution de l’importance des familles et donc de la main d’œuvre familiale, ainsi que les changements dans les habitudes de consommation.  La cigarette supplante la pipe alors que le tabac des Collines est un tabac à pipe (ou à priser et chiquer).
Ces éléments ont entraîné une diminution sensible de la rentabilité de cette production.  Si, en 1938 le kilo de tabac est vendu 0.15 cents  alors que l’ouvrier gagne 0.10 cents de l’heure, en 1975, il est vendu 1.74 € le kilo tandis que l’ouvrier gagne 3.47 € de l’heure.  En 1986, on ne recense plus que 15 ha de tabac dans le Pays des Collines.
(M. Laurent et P. Vandewattyne dans Itinéraire du Pays des Collines, 1986)
La technique du torchis et pans de bois

Aujourd’hui oubliée, la technique du pan de bois et torchis a été très employée dans la région jusqu’au début du 20è siècle.
Généralement, un soubassement en maçonnerie assure une assise plus solide aux murs de la bâtisse et une protection contre les dégradations dues à l’humidité.
Dans ce type de construction, le torchis est retenu par un réseau de branchages entrelacés (le clayonnage) puis lissé et recouvert d’un enduit de protection.
Le tout est alors recouvert par un toit de chaume, souvent du seigle.
C’est la forte inclinaison nécessaire à un écoulement rapide des eaux de pluie (indispensable dans le cas d’une toiture végétale) qui a conduit à la généralisation des toitures à pignons aigus dans la région.  Les pignons qui dépassent de la toiture protègent celle-ci des effets du vent et de la pluie.  
Pour en savoir plus, voir le site http://pandebois.org/
La culture des plantes médicinales
La culture des plantes médicinales est comme le tabac caractéristique des petites exploitations familiales en région pauvre.  Elle a connu un développement important dans le Pays des Collines à partir du milieu du 19ème siècle, pour pratiquement disparaître dans les années 1950.
En 1929, 150ha sont occupés par la culture des plantes médicinales dans la région de Deux Acren, Lessines, Flobecq (dont 23 pour la seule commune de Flobecq).
Cette culture concerne par importance décroissante : l’angélique, la camomille, la bardane, la jusquiame, la guimauve, la menthe, la valériane, l’aunée, la mauve, le bouillon blanc et les têtes de pavot.  La culture de ces plantes, qui nécessite un travail harassant et une abondante main d’œuvre, était d’un excellent rapport financier…quand on trouvait acquéreur.  En effet, en 1929, la comparaison de la valeur des différentes productions par hectare donne, les résultats suivants : froment, 124 € ; betteraves sucrières, 149 € ; angélique, 3793 € ; camomille, 669 € ; bardane, 682 €.

Après une reprise liée à la seconde guerre mondiale, la production s’effondra dans les années 1950 suite à la concurrence de pays où la main d’œuvre ne coûte comparativement, presque rien et au développement des remèdes chimiques.
En 1954, la culture des plantes médicinales est réduite à 11 ha et en 1960, elle n’occupe plus que 35 ares.  Les causes du déclin sont décrites par Emile Dutilleur, lors d’une conférence donnée à Ath en 1971 et publiée dans le journal des U.P.A..
Eléments extraits de A. Delcourt, « les plantes médicinales et la région des Collines (1930-1950) » dans les Ann. Cerc. Hist. Arc. Ath, t.50, 1984-1986.
Une « Maison des Plantes Médicinales » a récemment ouvert ses portes à Flobecq, rue Georges Jouret, n°9d, le 6 octobre 2006.
La chicorée
La culture de la chicorée, présente dans la région depuis la fin du 18ème siècle progresse considérablement pour atteindre en 1895, à Flobecq, de 3 à 5% de la superficie agricole.  Cette culture continue à être florissante au début du 20ème siècle.  Mais après 1923, les petites entreprises familiales s’effacent au profit de la société Pacha.  Néanmoins, jusqu’en 1940, des représentants d’une firme flobecquoise passent de ferme en ferme dans la région pour proposer des achats en gros.
La chicorée exige une terre fertile, bien engraissée, bien travaillée.  Au début, on a semé à la volée, puis en rangée, en laissant couler par une sorte d’entonnoir, un mélange de semences et de sable sec.
Plus tard sont venues des « machines » à planter, d’abord tirées à la main, puis par des chevaux.
Dès que les plantes pointaient, il fallait biner et sarcler, travail réservé aux femmes.
L’arrachage se faisait de fin octobre à décembre.  On fauchait les feuilles avant d’arracher les racines, qui étaient ensuite débarrassées grossièrement de leur terre, voire lavées. A la ferme, on coupait les « carottes » au couteau et on les passait au séchoir pour en faire des « cossettes ».
La touraille était un bâtiment comprenant un rez de chaussée et un étage.  Au rez de chaussée, on allumait un feu de coke.  Les cossettes étaient étalées en couches de trente centimètres sur les carreaux de l’étage, percés de trous par où montait la chaleur.  Régulièrement, le tourailleur retournait les cossettes pendant le séchage.
Elles étaient ensuite ensachées, puis acheminées chez le torréfacteur, qui les déversaient dans un tambour tournant sur un foyer à coke.  L’odeur, la fumée bleue, annonçaient leur arrivée au terme de la torréfaction.  Elles étaient finement moulues selon le calibrage souhaité et mises en paquets.
(« Ath et le Pays des Collines » par Roger Cantraine et Jean Pierre Ducastelle)
Les moulins
De nombreux moulins sont construits dans le courant du 19ème siècle dans le Pays des Collines.
Les moulins à vent se divisent en deux catégories : ceux à calotte tournante en bois reposant sur un corps cylindrique en briques (le Blanc moulin à Ostiches, par exemple) et ceux entièrement en bois qui tournent autour d’un pivot central (le moulin du Cat Sauvage).

Du nombre de moulins à eaux dans les Collines, peu sont encore bien conservés.
Deux se trouvent à Wodecq (Moufflu et Tordoir) et un à Amougies (Saint Pierre).
D’après la tradition orage, le moulin du Moufflu daterait de la fin du 18ème siècle et était un des nombreux moulins (5 en 1833) érigés sur la localité de Wodecq.  En 1990, la Région wallonne a classé la roue métallique à aubes du moulin.  Elle est actionnée par le dessous grâce à un courant assez rapide ou à un grand débit d’eau.
Si le moulin du Tordoir remonte, d’après certaines sources, au 13ème siècle, le bâtiment actuel date de 1791, comme l’indique l’ancrage sur le mur pignon.  Il servait à « tordre » des graines pour en extraire l’huile.
Comme double moulin à eau, le moulin Saint Pierre (dépendances du château d’Amougies mentionné dès 1571) n’a pas survécu à la rectification de la Rhosne et au refus de classement introduit en 1950.
(Le pays des collines, un pays, un imaginaire, Claude Vandewattyne et André Cotton)
Les industries rurales
L’emploi industriel s’est développé vers la fin du 19ème siècle, mais dans des proportions modestes.  Il s’agit d’entreprises textiles à Frasnes-lez-Buissenal, à Anvaing, à Flobecq et à Ellezelles.
Dans la première moitié du 20ème siècle, l’outil économique important que constitue la voie ferrée stimule le développement d’industries rurales : la sucrerie de Frasnes et l’usine d’engrais Rosier à Moustier sont installées sur le parcours de la ligne de chemin de fer Gand-Renaix-Leuze-Blaton.
A Ellezelles, si l’usine textile Vinois (fondée en 1872) connaît un essor prodigieux, d’autres entreprises textiles se développent dans le quartier de la gare, nœud ferroviaire des lignes 87 (Renaix-Lessines-Enghien) et 82 (Renaix-Zottegem).
A Flobecq, le quartier de la gare est très animé : la laiterie coopérative St Eloi fondée en 1897 acheminait les kilos de beurre par chemin de fer vers le Borinage, Blaton et Saint Ghislain, un négociant en tabac construit ses ateliers face à la gare du chemin de fer, un autre exploite une fabrique de chicorée près de la gare.
Les brasseries Jouret, Loix se développent également.
L’herboristerie de Théodore Mercenier s’agrandit en 1916.  Des plantes médicinales y sont conditionnées par son fils jusqu’en 1990.
Dans le secteur du bâtiment, l’entreprise créée par Constant Dherte, en 1880, n’a jamais cessé de progresser.
Autrefois, le tram vicinal (Ath-Flobecq, depuis 1906 et Flobecq-Grammont, à partir de 1926) rythmait la vie de villageois de Wodecq et Lahamaide.
Le trafic des marchandises s’y développait : chargement des betteraves et retour des pulpes, transport des engrais en sacs et des aliments pour le bétail.
Des cafés étaient construits le long de la voie, aux différents points d’arrêts (La Pierre à Wodecq, à la station de Lahamaide, à Oeudeghien et à Mainvault).
(Le pays des collines, un pays, un imaginaire, Jean Pierre Delhaye)
Vers la seconde moitié du 20ème siècle, la situation change profondément.  Les  industries textiles qui se sont développées dans la première moitié du siècle ont subi durement la crise textile des années 1950-1960.  Les petites industries rurales traditionnelles ont connu le même sort.  Par exemple, les nombreux moulins à eau et à vent ont totalement cessé leur activité.
D’autres agro industries se sont maintenues un temps encore ; il en est ainsi de la brasserie Voisin qui a continué son activité avec des procédés traditionnels jusque vers les années 1980, de la sucrerie de Frasnes qui a cessé son activité en 2003.  D’autres persistent, comme une herboristerie à Flobecq, deux entreprises de conditionnement de tabac à Cordes, ainsi que l’usine d’engrais Rosier à Moustier.
(M. Laurent et P. Vandewattyne dans Itinéraire du Pays des Collines, 1986)




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