La volumétrie

Le volume type de la région est parallélépipédique, développé en longueur et de profondeur réduite. Il est cadré par deux murs pignons, autrefois débordants sur la toiture.

Hauteur, gabarit, inclinaison de la toiture : ces trois éléments sont déterminants pour définir le volume de l’habitation.
C’est le recours quasi systématique à un même type de gabarit (rapport de proportions hauteur/ longueur/largeur) qui a contribué au fil du temps à donner au paysage son homogénéité.
L’habitat se développe en longueur :
• la hauteur sous corniche est réduite (un seul niveau d’habitation)
• le pignon aigu est lié à une toiture à deux versants très inclinés (45° à 55°)

C’est en multipliant le gabarit de base au gré des besoins que l’on va obtenir les différentes combinaisons de volumes qui caractérisent les exploitations rurales de la région.
Bien qu’étant de dimensions variables, les dépendances conservent généralement des proportions identiques à la cellule de base.

Quand une extension de l’habitation est nécessaire, le volume de base est :
• soit allongé d’une ou de deux pièces supplémentaires

• soit partiellement approfondi par l’ajout d’un appentis qui s’inscrira dans le prolongement de la toiture.

L’étalement est le plus souvent préféré au surhaussement, il est très rare que la maison soit augmentée d’un étage.
Le volume allongé, peu profond et cadré par un pignon aigu, que l’on retrouve indifféremment dans le logis de base ou les petits ensembles, est caractéristique de la volumétrie traditionnelle du pays des Collines.